De nombreux lecteurs ont écrit à la rédaction pour avoir plus d'articles mettant en valeur leur empereur bien-aimé, Alexei. C'est bien mal connaitre notre vénéré dirigeant, qui est, à peu de choses près, une incarnation de la modestie et qu'un tel étalage de sa splendeur mettrait assurément mal à l'aise. Afin de mettre en exergue ce trait, je retranscris ici une conversation que j'ai eu le privilège d'avoir avec notre Immortel Souverain. La scène se situe dans la salle d'audience du Palais Impérial, décorée de bas reliefs et autres tentures mettant en valeur les innombrables exploits du valeureux empereur.
*un esclave seelien pénètre dans la pièce ou se tient le Seigneur de l'Univers*
- Mes plus humbles salutations, divin maître, je...
- Quoi ? Comment oses-tu me déranger, infâme cloporte ? Ne vois-tu point qu'en ce moment-même, trois sculpteurs reproduisent dans l'ivoire jusqu'au moindre petit muscle saillant de mon corps viril et puissant afin que leur oeuvre serve à l'édification des foules et à la représentation allégorique de la beauté ?
- Je vous supplie d'accepter mes plus humbles excuses, ô vénéré seigneur. Souhaitez-vous que je lèche vos bottes pour me faire pardonner ?
- Non, Aetius Desmonts s'en est déja chargé. Parle, maintenant, misérable larve !
- Votre Ministre de l'Information désire vous voir, votre magnificence...
- Et tu ne pouvais pas le dire plus tôt, abjecte vermine ? Fais-le entrer et va te faire fouetter !
- Oui, maître, tout de suite maître !
- Bonjour, votre seigneurie.
- Ah, Ed ! (car c'est ainsi que Son Eminente Majesté me nomme en privé) Comment vas-tu ?
- Chaque jour passé sous votre sublime règne est un émerveillement, votre majesté.
- Bien, bien. Dis-moi mon bon, quelle opinion le petit peuple a-t-il de moi ?
- Le peuple vous admire et vous vénère, votre grandeur. Chaque jour, des processions spontanées en votre honneur ont lieu tandis que des foules immenses se prosternent devant des effigies de vous grandeur nature (huit mètres de haut) tout en poussant des cris d'émerveillement et en hurlant leur bonheur de vivre sous votre loi.
- Cela est bien. J'aime à savoir que la populace dégénérée sait reconnaitre ses maîtres. A ce propos, je voulais te dire quelque chose à propos de tes discours...
- Je vous écoute, sérénissime altesse.
- Tu sais que ma modestie n'a d'égale que ma sublime perfection. Malgré tout, je dois dire que je te trouve un peu timoré dans les adjectifs et les titres que tu m'appliques. Par exemple, "Son Insurpassable Altesse Sérénissimme le Glorieux et Éternel Empereur Brun Alexei", ce n'est pas mal, je l'avoue, mais cela ne retranscrit pas encore assez puissamment toute la quintessence de la transcendance qui est la mienne.
- Je ferai de mon mieux pour rendre grâce comme il sied à votre grandeur à l'avenir, majesté.
- Fort bien. Il serait malheureux que le peuple, qui m'aime et me chérit plus que tout, se mette en colère contre toi parce que tu aurais failli à ta mission de glorifier ton souverain adoré. Moi-même, je suis au-dessus de ce genre de considération, car si je recherchais la glorification, cela se saurait, n'est-ce pas ?
*Un des sculpteurs approche pour signifier à l'Empereur que sa statue de 28 mètres de haut est terminée. Le souverain lui fait remarquer un petit défaut sur le bras gauche avant de le congédier d'une gifle en lui demandant de tout recommencer*
- Bon, qu'est ce que je disais déjà ? Ah oui, la modestie. Oui, donc, je ne recherche pas la glorification moi-même, mais la populace ne peut pas comprendre qu'un être aussi sublime que moi ne cherche pas à montrer sa grandeur par tous les moyens. Je sais que tu fais de ton mieux mais que ton cerveau, bien qu'infiniment plus développé que celui de la plèbe, ne peut atteindre les hauteurs stratosphériques ou planent mes pensées quasi-divines, mais essaye tout de même de faire un effort, veux-tu ?
- Je comprends tout à fait, votre excellence.
- Merveilleux. Maintenant laisse-moi je te prie, j'attends douze peintres d'un moment à l'autre. J'ai commandé des portraits pour décorer l'entrée du palais impérial. Douze représentations de moi, de part et d'autre du grand hall, ce sera magnifique.
- En effet, sire. Passez une bonne journée, votre splendeur, et ne vous fatiguez pas trop, surtout.
*un esclave seelien pénètre dans la pièce ou se tient le Seigneur de l'Univers*
- Mes plus humbles salutations, divin maître, je...
- Quoi ? Comment oses-tu me déranger, infâme cloporte ? Ne vois-tu point qu'en ce moment-même, trois sculpteurs reproduisent dans l'ivoire jusqu'au moindre petit muscle saillant de mon corps viril et puissant afin que leur oeuvre serve à l'édification des foules et à la représentation allégorique de la beauté ?
- Je vous supplie d'accepter mes plus humbles excuses, ô vénéré seigneur. Souhaitez-vous que je lèche vos bottes pour me faire pardonner ?
- Non, Aetius Desmonts s'en est déja chargé. Parle, maintenant, misérable larve !
- Votre Ministre de l'Information désire vous voir, votre magnificence...
- Et tu ne pouvais pas le dire plus tôt, abjecte vermine ? Fais-le entrer et va te faire fouetter !
- Oui, maître, tout de suite maître !
- Bonjour, votre seigneurie.
- Ah, Ed ! (car c'est ainsi que Son Eminente Majesté me nomme en privé) Comment vas-tu ?
- Chaque jour passé sous votre sublime règne est un émerveillement, votre majesté.
- Bien, bien. Dis-moi mon bon, quelle opinion le petit peuple a-t-il de moi ?
- Le peuple vous admire et vous vénère, votre grandeur. Chaque jour, des processions spontanées en votre honneur ont lieu tandis que des foules immenses se prosternent devant des effigies de vous grandeur nature (huit mètres de haut) tout en poussant des cris d'émerveillement et en hurlant leur bonheur de vivre sous votre loi.
Représentation fidèle à l'original et taille réelle de Sa Divine Majesté Alexei, sculpté ici dans toute sa modestie.
- Cela est bien. J'aime à savoir que la populace dégénérée sait reconnaitre ses maîtres. A ce propos, je voulais te dire quelque chose à propos de tes discours...
- Je vous écoute, sérénissime altesse.
- Tu sais que ma modestie n'a d'égale que ma sublime perfection. Malgré tout, je dois dire que je te trouve un peu timoré dans les adjectifs et les titres que tu m'appliques. Par exemple, "Son Insurpassable Altesse Sérénissimme le Glorieux et Éternel Empereur Brun Alexei", ce n'est pas mal, je l'avoue, mais cela ne retranscrit pas encore assez puissamment toute la quintessence de la transcendance qui est la mienne.
- Je ferai de mon mieux pour rendre grâce comme il sied à votre grandeur à l'avenir, majesté.
- Fort bien. Il serait malheureux que le peuple, qui m'aime et me chérit plus que tout, se mette en colère contre toi parce que tu aurais failli à ta mission de glorifier ton souverain adoré. Moi-même, je suis au-dessus de ce genre de considération, car si je recherchais la glorification, cela se saurait, n'est-ce pas ?
*Un des sculpteurs approche pour signifier à l'Empereur que sa statue de 28 mètres de haut est terminée. Le souverain lui fait remarquer un petit défaut sur le bras gauche avant de le congédier d'une gifle en lui demandant de tout recommencer*
- Bon, qu'est ce que je disais déjà ? Ah oui, la modestie. Oui, donc, je ne recherche pas la glorification moi-même, mais la populace ne peut pas comprendre qu'un être aussi sublime que moi ne cherche pas à montrer sa grandeur par tous les moyens. Je sais que tu fais de ton mieux mais que ton cerveau, bien qu'infiniment plus développé que celui de la plèbe, ne peut atteindre les hauteurs stratosphériques ou planent mes pensées quasi-divines, mais essaye tout de même de faire un effort, veux-tu ?
- Je comprends tout à fait, votre excellence.
- Merveilleux. Maintenant laisse-moi je te prie, j'attends douze peintres d'un moment à l'autre. J'ai commandé des portraits pour décorer l'entrée du palais impérial. Douze représentations de moi, de part et d'autre du grand hall, ce sera magnifique.
- En effet, sire. Passez une bonne journée, votre splendeur, et ne vous fatiguez pas trop, surtout.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire