dimanche 5 septembre 2010

Yo ho ho, et une bouteille de fiel !

Croyants rhumés, croyants tretenus, croyants 2000, croyants brigadés, croyantes.

Le moment est venu de faire le point :

.


Voilà. Maintenant que c'est fait, passons aux choses suivantes. Permettez moi de faire un exposé bref et synthétique sur l'utilisation des fientes de mouettes dans l'industrie Calissienne du textile, et plus généralement d'expliquer pourquoi Tékir sent la merde aviaire quand il met les voiles. Tout d'abord, s'il est admis qu'un pirate et son équipage naviguent sur les mers qu'ils terrorisent, Tékir, lui, terrorise bien sa mère (même s'il a la décence de ne pas naviguer dessus), mais son rafiot peuplé d'un équipage semi-imaginatif, semi ours-en-peluche est bien incapable d'animer la baignoire dans lequelle le petit Claude prend son bain (et qui fuit à un rythme de 3L/minute, alors qu'on la remplit à coup de 4L/minute, je vous laisse imaginer, c'est un bordel). Je vous laisse vous rendre compte de la vitesse à laquelle les habitants locaux prennent peur lorsque les membres de la Secte B arrivent dans une province.

L'on pourrait croire que l'on pille leurs richesses, et qu'une fois satisfaits, nous partons en semant du sel sur les cultures, mais non, ça, c'est pour les demi-rates Evangélius et assimilés. Nous avons la classe et le gentlemanisme (si si, vérifiez) d'apporter avec nous la Culture avec un grand cul, comme dans acculer, ce que l'on fait si bien, vous voyez tout concorde. D'ailleurs les plantigrades des montagnes de Calissie ont des gros sabots, nous avons vérifié avec BATAAAAR, le demi-frère de Tékir, qui reconnait de loin le bruit d'un GROS SABOT arrivant au galop. La Secte B est donc mille fois meilleure pirate que ceux qui s'y prétendent, et ce sans même essayer. Et si nous naviguons sur les flots de votre haine et de votre peur sur notre bateau de supériorité, c'est parce que nous l'avons acheté avec les fonds détournés pendant les multiples présidences et guidances arrachées à la force des prospectus et de l'incapacité des opposants.

Mais n'ayez crainte, pas de ça ici. Chaque pirate a sa crique, son île, son repère, et nul ne chie ou il mange. C'est pour ça que Tékir évite de voler des bonbons à Coupiville et que nous ne détournons ni ne volons pas en Théocratie. Nous avons la bonté d'honorer le code d'honneur des gens comme nous, c'est à dire que nous ne martyrisons, torturons et acculons que les gens qui ne s'assimilent pas à nos standards élevés; heureusement, Seeliens, vous faites tout pour vous y élever, non ? Et nous ne risquons donc pas de vous faire marcher sur la planche de notre verve afin de sauter dans les requins de nos attaques verbales d'aussi tôt. C'est bien heureux !


Vague Boquetiste avalant la compétition Evangélusienne (vue d'artiste)

dimanche 4 avril 2010

La seele brille par son comique de situation.

Imaginez, chers lecteurs, une chose folle, un fait quasi-inimaginable. Un événement qui, si on l'annonçait à l'être le plus sage et le plus respecté du cybermonde, le ferait quasiment mourir de rire. Mais rassurez-vous, lecteur, je ne suis pas mort. Cette annonce, qui provoquera j'en suis convaincu plusieurs accidents vasculaires ou quelques crampes de zygomatiques est... que la Seele a remporté une guerre. Oui, je ne divague pas, une victoire complète, avec force de boyaux répandus sur le sol. Certes, certes, vous me direz, ils ont attaqué sans préavis à 600 contre 1, sans une seule raison valable et sans même prendre la peine de faire dans la diplomatie ! Peccadille que ce détail ! C'est ce qu'il reste de la Seele après nos deux passages, le fond de la cuve, les indécrottables, les raclures, on ne peut pas décemment en demander davantage.

Là où ça devient encore plus croustillant, chers lecteurs, c'est que malgré cette victoire irréprochable, bien que traîtreuse et moche en bon nombre de chose, les seeliens ont réussi à tourner une victoire parfaite sur le terrain en un camouflet mémorable pour leur foi. Risée, ils ont été la risée de tous... Des négociations raccommodées par un parkinsonien sur la fin, des sautes d'humeur du CQG à heures régulières, des "On a gagné, comme on vous a euut, haaan" aussi improbables que ludiques pour les observateurs, l'australinisation d'une MAE qui a osé faire de la diplomatie (honte à toi Gladys). Bref, une faune haute en couleur s'excitant sans décence ni respect aucun, se déchaînant de la manière la plus puérile qui soit sur des vaincus qui n'avaient pas encore saisi le pourquoi du comment de l'annexion.

Et où en sommes-nous aujourd'hui ? Et bien, la Seele, incapable bien évidemment de tenir cette masse de province et la pression populaire confédérée, se retire, timidement, de l'échiquier politique et rentre à sa place, à l'est, honteuse et huée.

Seeliens, vous forcez définitivement l'admiration. Ce sens aigu de l'incompétence en toute situation est savoureux à l'extrême.

Découvrez le Boquettisme

Cher lecteur, bonjour. Après cette longue pause dans la publication, due au fait que les grandioses rédacteurs glandouillaient portaient la parole de l'ENA aux quatre coins du Cybermonde, nous revoici.
Cette semaine, point de cours magistral vous apprenant à dominer le monde d'une main tout en sirotant du thé de l'autre. Non, à la place, nous allons parler de spiritualité.
Pas d'une de ces religions décadentes qui sclérosent le Cybermonde, rassurez-vous, mais d'une foi plus pure, en un être réellement supérieur, à la transcendance on ne peut plus visible. Cette foi, c'est le Boquettisme.

Non, lecteur, tu ne rêves pas. Il se trouve que, ces derniers temps, de nombreux documents démontrant que Bill Boquet, l'estimé grand gourou de la Secte B et directeur de l'ENA, est une véritable divinité, ont été redécouverts. Ces documents, d'origine et de forme variable, sont en cours de compilation par le propagandiste officiel de Sa Grandeur Bill Boquet, à savoir moi-même.
J'imagine que dès à présent, tu comprends mieux, lecteur, pourquoi tu étais saisi de stupeur à la seule vue du Génialissime Bill Boquet, et pourquoi une envie subite de te prosterner germait en toi dès qu'il daignait poser son regard sur toi.

Sache que tous ces textes, une fois rassemblés, formeront un volumineux Corpus Boquettum, véritable évangile de cette religion destinée à dominer le Cybermonde environ deux semaines après sa révélation au grand public. C'est en quasi avant-première que je te propose, lecteur, de découvrir un de ces multiples textes anciens ici, dans ton journal préféré, celui de l'élite du Cybermonde.

En l'occurrence, voici des extraits des Évangiles Perdus, écrits par la tribu aujourd'hui disparue des terribles empaleurs du désert d'Ascilésie*.

Voici ce que nous disent ces écritures saintes sur le jour béni qui a vu l'arrivée de Bill Boquet sur le Cybermonde :

"Or donc il advint en ce temps-là que le Cybermonde ployait sous la misère. Les populations erraient sans but à sa surface, attendant en vain un messie, un être supérieur qui les tirerait de leur quotidien misérable et leur apporterait joie de vivre et bonheur permanent. Puis vint le jour béni. C'était un mardi. Une lumière aveuglante déchira les cieux, un cantique céleste résonna dans les airs, puis il y eut une déflagration. Et soudain il fut là, splendide, toisant la foule du haut de ses vingt-huit centimètres de pure matière divine concentrée.
Puis le Sauveur du Cybermonde ouvrit la bouche et dit :

Chapitre 1, verset 1. Ouh là, mais il fait chaud ici, non ?

2. Et le peuple reconnut dans ces paroles l'Être Suprême qu'il attendait depuis si longtemps, et il se prosterna, empli de reconnaissance.

3. Et le Cybermonde trembla de bonheur, menaçant de se rompre tant sa joie était forte. Mais le Sauveur le rassura par ces mots :

4. Oh, c'est pas bientôt fini ce bordel ? **

5. Et le Cybermonde fut apaisé.

6. Puis le divin Bill reprit de nouveau la parole, faisant défaillir de bonheur la moitié de la population cybermondiale :

7. Voici mon premier commandement : aimez-moi les uns les autres comme je vous déteste moi-même.

8. Et l'Être Suprême baissa les yeux, et il vit que le peuple rampait à ses pieds, et il vit que cela était bon.

9. Voici mon deuxième commandement : délaissez vos bien matériels, car ils sont des obstacles sur le chemin de la Vérité. Confiez les moi, car je suis le Créateur et le Gardien de toutes choses.

10. Et l'Être Suprême baissa les yeux, et il vit que le peuple se pressait pour lui apporter ses possessions, et il vit que cela était bon.

11. Voici mon troisième commandement :

12. ...

Chapitre 2, verset 1. Je n'ai pas encore réfléchi au troisième commandement, mais ça viendra.

2. Et le peuple fut empli de joie devant la sagesse de son Sauveur, et il se prosterna de nouveau.

3. Dans son infinie mansuétude, l'Être Suprême prit de nouveau la parole :

4. Bon, c'est bien gentil tout ça, mais la Seele, c'est par où ? J'ai comme une envie de Guider, là.

5. Et le peuple lui indiqua la direction, et les autres nations fondirent en larmes, car l'Être Suprême ne leur faisait pas l'honneur de les diriger."

Les Évangiles Perdus comptent, en tout, 1286 chapitres, répartis en dix tomes, formant ainsi le célèbre Décateuque. Ils ont été récemment réédités aux éditions Héros, prophètes et demi-dieux***, et vous pourrez les acquérir pour la somme modique de 5000 MO. Il va sans dire que je vous recommande chaudement de vous les procurer. Les services de police feront prochainement des descentes dans les domiciles de la ville pour s'assurer que les Évangiles Perdus sont les livres de chevet de la population mystisienne.

*Contrairement à ce que leur nom semble indiquer, les Évangiles Perdus n'ont jamais été perdus. Ils ont été nommés ainsi dès le départ, les empaleurs du désert trouvant que ça donnait un genre. En réalité, cette tribu a disparu à cause de la trop grande diffusion des Evangiles, qui les a poussé à abattre jusqu'au dernier arbre de la région pour en tirer le papier nécessaire aux impressions.
**Notez que ce passage des Évangiles confirme une anecdote que je vous ai précédemment racontée, démontrant ainsi son absolue véracité.
*** contrôlées à 98% par l'ÉNA, mais croyez bien que c'est une simple coïncidence.

vendredi 12 février 2010

La boite à Mwahaha©, ou comment assurer votre stature de méchant maléfique

Comment reconnait-on un vrai méchant ?
Il torture des chatons tous les matins ?
Il a génocidé des populations innocentes parce qu'il était de mauvaise humeur ?
Il a créé de nouveaux instruments de torture horrifique juste pour les essayer sur les paysans du coin quand il s'ennuie ?

Non !
Le vrai méchant, l'horrible, l'affreux, l'immonde seigneur du mal, se reconnait grâce à son rire démoniaque.
Ce moment d'hilarité maléfique se déclenche quasiment toujours après une phrase bien sentie et annonçant des atrocités prononcée par le génie du mal, car il se trouve très drôle et très intelligent.
Le rire se répand alors dans tout le sombre repaire du seigneur maléfique, rebondissant sur les murs en échos terrifiants et faisant frissonner les esclaves et les prisonniers suspendus tête en bas dans les oubliettes emplies de rats géants.

Toutefois, tous n'ont pas été dotés par la nature de la même capacité à produire ce rire malfaisant. Prenons comme exemple Kevin le Sombre, apprenti seigneur des ténèbres, dans sa forteresse imprenable perchée au plus haut d'une montagne (ce qui n'est pas sympa pour le facteur, mais il y a des standards à respecter).
Dans la salle du trône ou siège Kevin, occupé à dessiner les plans d'une guillotine à bout rond, fait irruption un serviteur.

- Maitre, maitre !
- Qu'y a-t-il, larbin ?
- Le preux paladin qui a juré de vous détruire fait route vers notre repaire, seigneur !
- Ah ! Il sera moins vaillant quand il verra quelles créatures j'ai invoqué pour garder la porte ! Hiiiihihihihihihihi !
- ...
- Quoi ?
- ...
- Pourquoi vous me regardez comme ça ? Du balai, allez !
- Euh... Oui, chef... enfin, je veux dire, tout de suite, ô seigneur des ténèbres...

Voyez comme ce seigneur du mal a gâché tous ses autres atouts (cruauté gratuite, plans machiavéliques, forteresse règlementaire) par son rire inadéquat !
Après ces événements tragiques, Kevin a été renversé par son bras droit puis écartelé.

Comme tout cela aurait été différent si Kevin avait été capable d'effectuer avec brio cet éclat de rire maléfique !

Mais rassurez-vous, apprentis mégalomanes cruels ! Car l'École de Népotisme et Autocratie, dans sa bonté infinie, a la solution !
Développée dans les centres de recherche en démoniaquerie moléculaire de l'École, la boite à Mwahahaha©, idée originale du professeur Sippi, permettra à tous ceux que leurs cordes vocales n'autorisent pas à lâcher de sonores rires maléfiques de s'appuyer sur les merveilles de la technologie énarque pour remédier à ce problème.
Réglable sur différents volumes, avec rire personnalisable (satisfaction sadique, joie vicieuse, etc.), cette formidable invention remplira merveilleusement ses fonctions.

Oubliés, les humiliants regards en coin que vous lancent vos subordonnés quand vous vous étouffez au milieu d'une tentative de rire !
Disparus, les bras droits qui s'entrainent à mwahahahater en secret le soir dans leur chambre dans le but de vous remplacer !
Terminés, les moments embarrassants ou le messager terrifié attend le rire démoniaque qui lui signifierait qu'il peut s'en aller !

Grâce à la boite à Mwahahaha©, vous serez enfin un seigneur du mal accompli !
Finies les situations malheureuses à fins tragiques comme celle vécue par Kevin !

A vous l'extase du rire incontrôlable se répandant dans toute votre forteresse d'une simple pression du doigt !
A vous le Mwahahahahatage décomplexé !

La section recherche et développement de l'ÉNA a également fait savoir à la rédaction du Bulletin des Élites que ses chercheurs travaillaient actuellement sur une machine permettant de combiner ce rire maléfique et la chute de la foudre non loin, permettant ainsi de renforcer l'impact inquiétant grâce à une roulement de tonnerre du plus bel effet.
Bientôt de nouvelles avancées spectaculaires dans la démocratisation de la domination maléfique ?



La boite à Mwahahaha© est simple d'accès : un simple Bac+8 en ingénierie électro-technique est requis pour pouvoir l'utiliser correctement


Le Bulletin des Élites dément par avance que cet article soit un publi-reportage réalisé en collaboration avec l'ÉNA.

mercredi 10 février 2010

Nouvelles technologies militaires

Bon okay.
J'ai loupé un cours je sais, mais j'avais tambourin.
Et en tant que Dictateur autocrate et totalitarisant, j'ai le droit.
Celui qu'est pas d'accord ira me faire une semaine de colle avec un de mes collègues pris aléatoirement.

C'est un coup à se retrouver avec le chose Mauve là donc gaffe

Bref,
après un cours sur le napalmage, un autre sur l'auto-proclamation, maintenant un petit aperçu d'une arme de haute technologie mise au point par les plus grands ingénieurs du PKC.

Chapitre 3
Le Lance-Yahourt


C'est suite à une demande express de l'Organisation des Copains venus tout exprès de républik pour aider le Phalanstère, qui souhaitaient se renseigner sur nos capacités militaires.

Introduction
D'abord le contexte, le lance-yahourt a été mis au point lors de la prise de pouvoir du PKC en Confédération Libre, pendant la période dite de la Confédération Pentagonale Libre.
Une guerre éclaire déclenchée contre Pingouin-ville par Egalité von Naphtaline, donc paf besoin de moderniser notre équipement militaire.
Le Lance-yahourt est une des deux armes qui nous ont permis de remporter de grandes victoires sur la minorités ethniques dites des pingouins.
L'autre arme c'était le radiateur géant mis au point par Jaco


I) Quel Yahourt choisir.
Surtout, surtout, ne pas les prendre au fenouil, malgré l'apriori qui pourrait vous titiller discrètement.
Le fenouil on le garde pour le thé ou le transgénique. Au choix.
Par contre du coup n'importe quel goût ça le fait. Au hasard, à la mûre, aux noisettes, ou même au béton. Douloureux ça un yahourt au béton.
La taille du Yahourt est importante. Un yahourt trop lourd sera plus dur à lancer, et un yahourt trop grand sera pas transportable.
Trop léger c'est naze ça fait pas mal, et trop petit çaynul. Donc notez bien :un Yahourt Moyen le plus moyen possible
Pour le prix pareil,
pas la peine d'investir dans un yahourt de luxe, oubliez pas que c'est pas pour être mangé mais pour être lancé sur un ennemi volant identifié.
Donc tout yahourt non-élitiste est le bienvenu.

remarque importante à encadrer : si possible à fond circulaire.
Comme ça les coins font pas mal à la paume de la main.


II) L'auguste geste du Lanceur.
Oué hein, j'ai fait un titre original cette fois, donc enjoy' ou go napalm.

Le geste du lanceur se divise en deux phases différentes et complémentaires.
la première phase dite du pliage du bras vers l'arrière. Où le lanceur plie son bras droit en mettant sa main au niveau de sa tête, paume tournée vers l'avant.
Et la seconde phase dite du lançage du yahourt, où après avoir préalablement placé un yahourt dans sa main droite, le lanceur envoie le yahourt en dépliant son bras droit, rapidement si possible, et vers l'avant c'est encore mieux.
L'idée étant d'envoyer le yahourt le plus loin possible et en hauteur.
Pensez à pas se fatiguer dès le premier lancer, sinon vous en aurez marre.
Le record est détenu par Egalité von Naphtaline avec 4 lancers consécutifs non élitistes en dessous de mon record personnel de 3 lancers élitistes consécutifs.

Remarque : l'étiquette du Yahourt doit être toujours collée pour plus d'efficacité.
Sinon le contenu du yahourt risque de s'éparpiller un peu partout et ça sera le bordel après.
D'où l'intêret de prendre des yahourts non-élitistes, comme ça, pas envie de les manger.

III) Le reste.
Ouais j'vais pas faire une partie par autre truc que j'veux dire sinon ça fera pas 3 parties et ça sera pas élitiste.
a) Quand tirer
Alors là, le timing est crucial.
Faut tirer au moment exact où le pingouin est devant vous. Si vous lancez avant, vous le toucherez pas, et si vous lancez après, ça sera trop tard.
Donc hésitez pas à coordonner vos montres avec vos copains pour plus d'efficacité.

b) Où viser
L'œil gauche.
Si vous arrivez à viser l'œil gauche du pingouin alors c'est gagné.
L'idéal c'est que toute la batterie de lanceur de yahourts arrivent à viser les yeux gauches de tous les pingouins, comme ça hop', ils voient plus rien de l'oeil gauche, dévient massivement vers la droite et vont s'écraser contre le radiateur préalablement placé à leur droite pendant la nuit.

c) Pourquoi des yahourts ?
Bonne question, on a fait des essais en laboratoire, et on a remarqué qu'entre les briques, les chaises, les balais, les slips sales et les yahourts, c'est les yahourts qui les surprenaient le plus.
Mettez vous bien dans la tête que les Pingouins n'apprécient pas de recevoir des Yahourts en pleine figure.
Préparez vous mentalement à ça avant le combat et hop' c'est gagné.

Conclusion
Lanceur de Yahourts professionnels ça s'auto-proclame pas. Ça s'élitise.
A la rigueur Lanceur de Yahourts amateurs, mais ça fait fille.

samedi 6 février 2010

Si les garçons ne sont pas nés dans les choux, pourquoi tu sens comme ça ? (3ème édition)

Bonjour et bienvenue dans notre rubrique à publication (bien évidemment) arbitraire, "Si les garçons ne sont pas nés dans les choux, pourquoi tu sens comme ça ?", la rubrique qui prend les enfants de haut en disant des vérités qui blessent.

Aujourd'hui, le petit Colin, d'Assholad, est venu nous dire bonjour. Colin, c'est quand même un prénom ridicule, non ? Tu crois que tes parents te détestent ?



Roh. Ben t'aurais pu pleurer quand même. P'tit con.

vendredi 5 février 2010

Petit tour des locaux de l'Agence Transe Presse, florilège de mauvais exemples

La mode journalistique en ce moment, c'est la presse élitiste. Alors on pourra dire ce qu'on veut, que le Bulletin n'est qu'un fait de mode et qu'il disparaîtrai une fois l'attention des lecteurs déplacée de l'amour qu'ils portent aux détenteurs du pouvoir à la nouvelle chanteuse adolescente sur Evangelius Channel, mais le fait est que le Bulletin a créé cette mode, et qu'elle ne se dissipera qu'avec l'égo surdimensionné d'Edmond-Philogène - et encore. Les simulateurs et copieurs de style faisant foison dans ce Cybermonde de barbares, il n'a pas tardé à s'avérer qu'un nouveau journal, l'Agence Transe Presse, se déclare journal élitiste numéro 1, annonçant fièrement l'héritage qu'ils ont sûrement pillé des ruines fumantes de la Raison. La rédaction aime à penser que la copie est la meilleure forme de flatterie, mais s'il faut copier le Bulletin, nous exigeons que ce soit fait correctement. Voici un petit recueil des grotesques erreurs commises par le journal qui se dit champion en la matière.

Tout d'abord et puisqu'il faut commencer par ça, le nom n'évoque rien. L'Agence Transe Presse, dont les initiales forment un acronyme que l'on pourrait facilement identifier avec un club sportif du troisième âge (piscine ouverte pour les femmes seulement le mardi après-midi), n'implique pas d'émotion de peur ni de respect. D'ailleurs, dans les trois mots qui composent le nom officiel de l'association, deux sont mondains et appartiennent au jargon journalistique, alors que le troisième, "transe", est aussi ambigu que dispensable. Le ratio 1/3 est totalement insuffisant pour l'industrie de l'élite, qui impose un ratio minimum d'1/2, comme par exemple, dans le Bulletin des Élites, qui a au moins la perspicacité d'annoncer clairement la couleur au lecteur baveux et si vert de jalousie qu'on s'en inquiéterait pour son foie. D'autres exemples de noms potentiels, La Bibliothèque Privée du Club des Gentleman, qui propose un très bon ratio de 3/4, ou encore La Librairie des Riches Héritiers, avec 2/3. L'Agence Transe Presse, par contre, a choisi délibérément de concourir dans la division inférieure, entre Le Journal de l'Apéritif et Contre-Pouette Chez Tatie. Même Dark Picsou Magasine fait mieux, c'est dire. Si l'on ajoute à cela le choix de paraître en Théocratie Seelienne, ce qui, même si l'édition se veut internationale, réduit automatiquement le lectorat, au lieu de l'Empire Brun, dont l'Empereur fait quasiment partie de la maison mère du Bulletin, il ne faut vraiment pas creuser bien profond pour se rendre compte que la volonté de l'ATP de paraître élitiste part sur de bien mauvaises bases.

Le mode de recrutement est également contraire à l'idéologie élitiste qui contrôle le marché du journaliste. Mirabelle d'Ambre, qui dirige la feuille de chou, laisse écrire absolument n'importe qui, sans demander de certificat de naissance dans une bonne famille, de carte de membre aux clubs les plus prestigieux, sans même frais d'entrée, m'a-t'on dit. Autrement dit, on pourrait être fils de PDG d'une entreprise avec moins de 500 employés et quand même écrire pour l'Agence, à faire des remarques sur les gueux et les Séraphins, alors qu'on n'en est soi-même pas bien loin. Un scandale, vous dis-je, un scandale. Et ça s'annonce élitiste, alors que la plupart des membres actuels de l'Agence Transe Presse apposent de fausses particules à la fin de leur nom pour faire semblant de pouvoir rivaliser avec le staff du Bulletin. Ils auraient bon goût d'avoir au moins la décence de la créativité, et de mettre quelque chose après les particules. Ce ne sont pas les "de", "du" ni autre "d'" qui comptent, mais bien ce qui vient après. Et même si on a pensé la veille en se brossant les dents à mettre un nom qui parait convenable, il eut fallu y réfléchir un peu mieux. "De la Brossarelouïre", "de Adamastor", vraiment ? Quel manque d'imagination. Allez, avouez : vous vous appelez Jean-Paul Blette, ou autre nom insipide. Avouez. Je note aussi que cette chère (ou bien shere, comme elle se plaît à le prononcer dans son effort qu'elle seule comprend de paraître élitiste) prend soin de recruter des stagiaires avec des noms comme Albert-Romuald. Vraiment, mademoiselle d'Ambre ? Vous auriez pu cacher un peu mieux votre jalousie du Bulletin, qui a la chance d'avoir en son sein deux kangourous, Edmond-Philogène le fuchsia, et Horace-Firmin le magenta, qui ont quasiment le monopole des noms doubles à rallonge. C'est un peu trop voyant.

Parlons maintenant du contenu puisque le contenant est discuté. Vous trouverez dans le Bulletin des Élites, des textes en majorité éducatifs qui servent aux professeurs de l'ENA à faire leur cours sans avoir à rencontrer leurs élèves, afin de ne pas s'attacher à des visages qui dans 90% des cas, vont mourir une semaine plus tard. Ce sont des textes pratiques, applicables, qui visent le jeune dictateur qui se pose des questions. Rarement vous y verrez des informations sur le monde de tous les jours, sauf circonstance exceptionnelle, comme par exemple l'adoubement au poste d'Empereur un protégé de l'ENA. La presse mondaine est si courante, si pédestre, si cavalière. Si vous tenez à vous informer de l'actualité, autant lire Le Cybermonde, Le Barbier ou bien, puisqu'on en parle, l'Agence Transe Presse. Quel ingrat métier que celui de journaliste, lorsque l'on doit s'arracher les yeux à lire un journal comme celui ci pour en faire un rapport, et que l'on trouve, entre deux annonces de chiens écrasés et un résumé du mariage de la dernière actrice à la mode, une toute petite once d'information valable et élitiste. C'est dur, vous comprenez, de se penser si proche d'un compétiteur, et de tomber de si haut en se rendant compte qu'au fond, le contenu de l'ATP est aussi intéressant que la dernière (et prochaine) guidance de Fabrak. Mademoiselle d'Ambre je vous le demande, comment faire de l'élitiste lorsqu'on parle de choses mondaines ? Et puisque l'on a déjà vu que vos employés ne sont que figurants dans le monde de la jet-set internationale, sur quoi vous reposez vous pour boucler votre ceinture éditoriale ? Les grands mots, les tournures de phrases ? Même là, vous devriez écouter un peu mon demi-frère.

En résumé, mademoiselle d'Ambre, vous devriez venir prendre des cours de journalisme à l'ENA. Le Bulletin des Élites se fera un plaisir de liquider votre staff, et je veillerai personnellement à ce que vos frais d'éducations soient levés. Mais s'il vous plaît, arrêtez d'écrire des âneries dans ce torchon, vous faites insulte à la presse élitiste. Enfin, vous feriez insulte, si nous n'étions pas si haut dans notre tour d'ivoire.


* Horace-Firmin, descend les poubelles !




mardi 2 février 2010

Retranscription exclusive de quelques paroles prononcées par le glorieux souverain de l'Empire Brun, Alexei.

De nombreux lecteurs ont écrit à la rédaction pour avoir plus d'articles mettant en valeur leur empereur bien-aimé, Alexei. C'est bien mal connaitre notre vénéré dirigeant, qui est, à peu de choses près, une incarnation de la modestie et qu'un tel étalage de sa splendeur mettrait assurément mal à l'aise. Afin de mettre en exergue ce trait, je retranscris ici une conversation que j'ai eu le privilège d'avoir avec notre Immortel Souverain. La scène se situe dans la salle d'audience du Palais Impérial, décorée de bas reliefs et autres tentures mettant en valeur les innombrables exploits du valeureux empereur.

*un esclave seelien pénètre dans la pièce ou se tient le Seigneur de l'Univers*

- Mes plus humbles salutations, divin maître, je...

- Quoi ? Comment oses-tu me déranger, infâme cloporte ? Ne vois-tu point qu'en ce moment-même, trois sculpteurs reproduisent dans l'ivoire jusqu'au moindre petit muscle saillant de mon corps viril et puissant afin que leur oeuvre serve à l'édification des foules et à la représentation allégorique de la beauté ?

- Je vous supplie d'accepter mes plus humbles excuses, ô vénéré seigneur. Souhaitez-vous que je lèche vos bottes pour me faire pardonner ?

- Non, Aetius Desmonts s'en est déja chargé. Parle, maintenant, misérable larve !

- Votre Ministre de l'Information désire vous voir, votre magnificence...

- Et tu ne pouvais pas le dire plus tôt, abjecte vermine ? Fais-le entrer et va te faire fouetter !

- Oui, maître, tout de suite maître !

- Bonjour, votre seigneurie.

- Ah, Ed ! (car c'est ainsi que Son Eminente Majesté me nomme en privé) Comment vas-tu ?

- Chaque jour passé sous votre sublime règne est un émerveillement, votre majesté.

- Bien, bien. Dis-moi mon bon, quelle opinion le petit peuple a-t-il de moi ?

- Le peuple vous admire et vous vénère, votre grandeur. Chaque jour, des processions spontanées en votre honneur ont lieu tandis que des foules immenses se prosternent devant des effigies de vous grandeur nature (huit mètres de haut) tout en poussant des cris d'émerveillement et en hurlant leur bonheur de vivre sous votre loi.



Représentation fidèle à l'original et taille réelle de Sa Divine Majesté Alexei, sculpté ici dans toute sa modestie.

- Cela est bien. J'aime à savoir que la populace dégénérée sait reconnaitre ses maîtres. A ce propos, je voulais te dire quelque chose à propos de tes discours...

- Je vous écoute, sérénissime altesse.

- Tu sais que ma modestie n'a d'égale que ma sublime perfection. Malgré tout, je dois dire que je te trouve un peu timoré dans les adjectifs et les titres que tu m'appliques. Par exemple, "Son Insurpassable Altesse Sérénissimme le Glorieux et Éternel Empereur Brun Alexei", ce n'est pas mal, je l'avoue, mais cela ne retranscrit pas encore assez puissamment toute la quintessence de la transcendance qui est la mienne.

- Je ferai de mon mieux pour rendre grâce comme il sied à votre grandeur à l'avenir, majesté.

- Fort bien. Il serait malheureux que le peuple, qui m'aime et me chérit plus que tout, se mette en colère contre toi parce que tu aurais failli à ta mission de glorifier ton souverain adoré. Moi-même, je suis au-dessus de ce genre de considération, car si je recherchais la glorification, cela se saurait, n'est-ce pas ?

*Un des sculpteurs approche pour signifier à l'Empereur que sa statue de 28 mètres de haut est terminée. Le souverain lui fait remarquer un petit défaut sur le bras gauche avant de le congédier d'une gifle en lui demandant de tout recommencer*

- Bon, qu'est ce que je disais déjà ? Ah oui, la modestie. Oui, donc, je ne recherche pas la glorification moi-même, mais la populace ne peut pas comprendre qu'un être aussi sublime que moi ne cherche pas à montrer sa grandeur par tous les moyens. Je sais que tu fais de ton mieux mais que ton cerveau, bien qu'infiniment plus développé que celui de la plèbe, ne peut atteindre les hauteurs stratosphériques ou planent mes pensées quasi-divines, mais essaye tout de même de faire un effort, veux-tu ?

- Je comprends tout à fait, votre excellence.

- Merveilleux. Maintenant laisse-moi je te prie, j'attends douze peintres d'un moment à l'autre. J'ai commandé des portraits pour décorer l'entrée du palais impérial. Douze représentations de moi, de part et d'autre du grand hall, ce sera magnifique.

- En effet, sire. Passez une bonne journée, votre splendeur, et ne vous fatiguez pas trop, surtout.

Cours d'escrime du couteau, ou comment se débarrasser d'une personne en un coup.

Parce que devoir toucher les 666 points d'une personne pour qu'elle nous foute la paix, c'est tout de même fastidieux.

*Le professeur Lambda est assis dans son grand fauteuil, au pied de l'amphithéâtre, une cigarette au bec et une tasse de thé dans l'autre main.
Les élèves qui survivent tant bien que mal aux TPs imposés par leurs professeurs arrivent en petit nombre, et lorsqu'il n'y a plus d'espaces vides entre les couronnes de fleurs, les élèves, leurs gardes du corps ou leurs gouteurs, le Cagoulé s'éclaircit la gorge et commence son nouveau cours.


Bien, je suis heureux de voir que pour beaucoup d'entre vous, la réussite à mes TPs est presque totale.
On va peut-être arriver à faire de vous des ENArques dignes de ce nom, en fin de compte...

Le cours d'aujourd'hui est lié au premier cours que vous avez eu la chance de suivre avec moi, et qui concernait la comportementalité Dictatoriale.
Il faut savoir qu'en bons futurs dictateurs, vous devenez de plus en plus paranos chaque jour. Et nous faisons nos cours dans cette optique de vous rendre encore plus parano jour après jour.
Nous repasserons sur la nécessité de savoir s'entourer d'un gouteur et de gardes du corps, pour s'intéresser à une chose importante et qu'il vous faut absolument savoir :

" On n'est jamais mieux servi que par soi-même. " The Spy, 31/01/10 à 16h15.
Oui, je m'auto-cite, et alors ?

Vous remarquerez peut-être un jour que certains de vos esclaves auront du mal à accomplir des tâches simples - comme assassiner un militant syndicaliste étudiant qui parle trop fort dans son mégaphone le jeudi matin quand vous faites la grasse matinée -, et qu'outre le fait que vous le ferez sans doute fouetter jusqu'à ce que mort s'ensuive pour le punir de son incompétence, ce que vous aviez demandé ne sera toujours pas fait.

Aussi, reprenons l'exemple du militant syndicaliste étudiant afin que je vous explique une méthode simple et efficace de se débarrasser soi-même de ce genre de vermines qui bouffent nos sociétés établies sur la peur et l'insécurité - que vous vous chargerez d'instaurer pour justifier vos agissements -.

*La porte de l'amphi s'ouvre, la police faisant entrer des militants visiblement kralandais, infiltrés sur le campus de l'ENA afin d'y semer la discorde.
Les militants sont rossés par les policiers afin de se taire, et un des militants est amené devant le professeur... Celui-ci sort son couteau papillon, et d'un coup sec, l'abat dans le dos du jeune homme, qui s'effondre après avoir étouffé un *ARGH* guttural.


Je vois déjà le sourire qui se dessine sur les lèvres de certains.
Mais je vous averti que cet exercice est extrêmement difficile et demande des heures d'entrainement afin de maitriser cette technique.
Tenez, vous, le grand blond là, venez essayer, afin d'étayer mes propos.

*Un élève imposant arrive devant le professeur. Il regarde le militant rouge qu'on lui apporte, lève son couteau et l'abat d'un coup sec dans le dos de celui-ci.
L'homme tombe à terre, hurlant de douleur, tentant de se toucher là où le couteau a frappé. Il se tortille comme un ver de terre, et un instant après ce petit spectacle, un policier l'achève d'une balle dans la tête.


Allez vous rasseoir.
...
Vous voyez ? Il ne suffit pas de planter le couteau comme un malpropre dans le dos du premier venu.
Un réel travail de calcul est à réaliser, calcul qui dépend de très nombreuses variables que je vais vous exposer.
Prenez donc bien note de ce qui va suivre, ça pourra très certainement vous servir lors de votre examen final.

1) De la définition des points sensibles.

Ici, il n'y a pas de secret.
Deux points vitaux sont très facilement définissables pour une telle attaque : la colonne vertébrale (et donc a fortiori la moelle épinière contenue entre les vertèbres) et le cœur.
Je rappelle que l'on parle ici de points vitaux qui, s'ils sont atteints d'un seul coup, permette de venir à bout d'une personne.

Comment atteindre ces points sensibles ?
C'est simple. En arrivant dans le dos des gens, le cœur se trouve à gauche, 1/3 en dessous de l'épaule.
La colonne vertébrale est au centre du dos. Visez également le 1/3 en partant de la base du crâne, les résultats sont toujours satisfaisants.

2) De la prise en compte des conditions physiques de la cible.

Il est évident qu'entre un kangourou, un syndicaliste, votre belle-mère et vos enfants, les techniques d'approches ne seront absolument pas les mêmes.
Nous pouvons citer en exemple la nécessité de vous munir d'échasses à ressorts, d'un drapeau rouge, d'une tasse de thé ou encore de bonbons, selon le cas qui se présente à vous.
Bref, vous l'aurez compris, une cible mouvante est une cible plus difficile à avoir. L'appréciation des distances est une chose nécessaire au bon déroulement de l'opération.
Essayez de poignarder un militant kralandais juste au moment où une charge de militaires se pointe pour briser la manifestation : si vous n'avez pas de bonnes jambes pour le rattraper, vous pourrez toujours vous convertir en lanceur de couteaux dans un cirque confédéré.

Variables à prendre en compte : âge, sexe, ville, race, condition physique.

3) De l'angle d'attaque.

De dos. On le dit depuis le début.

4) De l'angle de pénétration...
-_-

Tout dépend ici des choix effectués.
Les personnes visant le cœur ont tout intérêt à augmenter l'angle que fera le couteau avec le dos de la personne, afin que le cœur soit percé de part en part.
Pour ceux qui préfèrent la colonne vertébrale, l'angle entre la lame et le dos de la personne devra être le plus réduit possible, afin que la lame puisse endommager une plus grande partie de la moelle épinière.

5) Du timing.

Ceux qui se font surprendre, soit par la police, soit par leur victime, c'est qu'ils ont été trop long.


Maintenant que je vous ais défini les variables à prendre en compte, je vais vous exposer le calcul préliminaire à toute tentative d'assassinat au couteau.

En prenant en compte l'angle d'attaque par rapport à la cible préétablie, on multiplie ce nombre par la somme de la pointure de pied de la victime ainsi que de l'écart entre ses testicules. On retranche alors l'âge afin d'obtenir la force nécessaire pour faire coïncider le coup avec l'entaille déjà visualisée auparavant dans le dos qui vous fait face - oui, je sais, c'est paradoxal..- .
Cependant, et c'est là où on se plante généralement, les gens n'ont pas tous le même coefficient de pénétration.
Autant, une missionnaire, ça rentrera comme dans du beurre de karité que c'est bien pour lubrifier se laver les cheveux, autant un kangourou sera coriace et risquerait de faire se briser la lame sous le coup des forces opposées régies par votre force calculée précédemment ainsi que par le nombre obtenu en divisant le débit de parole du-dit kangourou par la hauteur moyenne de ses bonds (d'où la nécessité des échasses à ressort !).


Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ? Dites-le maintenant, car je n'ai pas encore parlé de l'influence du vent ainsi que des possibles astrologues qui auront fait un horoscope prévenant cet étudiant décérébré et syndicaliste qu'une mort prochaine risquait de lui arriver entre le 2ème tiers du 1er décan et la fin du mois de Janvier...

Vous êtes vraiment... J'ai autre chose à faire que d'enseigner mon art à des amateurs tels que vous.
Prenez vos couteaux, je vous laisse les militants kralandais pour vous entrainer...

*Sur ces mots, le professeur Lambda quitte la salle, suivit des policiers.
Un bruit de serrure indique que les élèves ont été enfermés pour leur éviter toute envie de vouloir sécher la partie pratique du cours.

dimanche 31 janvier 2010

Comment faire passer un camp de réfugiés pour un festival de musiques du cybermonde ?

C'est inévitable, chacun d'entre vous y passera un jour : vous venez de décider quelle basse peuplade vous allez prendre à parti, vous tuez les chefs, emprisonnez les mâles, et paf. Il vous reste une tonne d'enfants et de femmes sur les bras, inutiles au possible mais que vous ne pouvez pas tuer parce que vous n'avez plus assez de terre dans laquelle creuser des fosses communes. Devant l'absence d'autre solutions plus ou moins finales, vous êtes contraints à créer un camp de réfugiés (ou "Installation temporaire d'hygiène pour les citoyens en transit", comme on l'appelle officiellement). C'est une situation qui revient tout le temps, tout le monde y est confrontés, et beaucoup s'en embarrassent. C'est moche, ça pue, ça prend de la place, ça attire la presse, bref, ça fait tâche et les gens commencent à poser des questions. Le plus simple, c'est de faire passer ça pour un festival de musiques du cybermonde.

Les tentes, la boue, les enfants sales, les visages tristes : tous ces attributs sont des points communs entre un camp de réfugiés et un festival. La première chose à faire, c'est d'en faire la publicité. Comme on ne cache jamais si bien quelque chose que devant les yeux, il faut avertir la population locale qu'un tel festival est programmé, et qu'ils y sont tous invités. Avec un peu de chance vous attirerez même les hippies et les musiciens, déchets de la civilisations, qui sont au gouvernement autoritaire ce que sont les charançons à un majestueux navire. Bref, des pestes. Donc, tout benef'. Affichez des posters, faites passer des publicités à la radio d'état, etc. Bref, assumez pleinement le déplacement de la population.

La seconde chose à laquelle penser, c'est d'engager des musiciens. Pas trop vite, malheureux : n'allez pas dépenser des fortunes. Il se trouvent sûrement dans vos geôles des tas et des tas d'opposants politiques doués en pipeau. Moins que vous, certes, mais vous pouvez bien plus facilement les y envoyer. Une ou deux menace de mort et de torture sur la famille d'un opposant, et il apprend le violon en bien moins de temps que la moyenne. Disséminez des groupes de musiciens hétéroclites (un voleur de pomme contrebassiste s'allie par exemple magnifiquement avec un clarinettiste démocrate), et faites leur jouer du mieux qu'il peuvent. En général, c'est nul, c'est moche, c'est inécoutable : tant mieux. Cela vous procurera le plaisir d'abuser des oreilles de vos déplacés tout en apportant la fonctionnalité de la ressemblance à un vrai festival. Faire d'une pierre deux coups, c'est un peu notre B.A. BA.

Une fois les musiciens et les hippies sur place, vous pouvez envoyer la presse. Encore une fois, pas trop vite ! N'envoyez pas n'importe quelle presse, n'envoyez que la votre. Votre radio, votre télévision, vos journaux (pas le Bulletin des Élites parce qu'ici on n'en a vraiment rien à foutre d'un festival de musiques du cybermonde), bref, ne laissez pas n'importe qui rentrer. Sauf peut être un ou deux journalistes fétiches dont vous aurez vérifié le background et emprisonné la femme histoire d'avoir un moyen de pression conséquent en cas d'article qui ne serait pas à 100% positif. Il ne reste plus qu'a affirmer que le festival est un grand succès, à le comparer en riant aux autres festivals des autres nations du cybermonde, et à annoncer que les festivaliers se sont tellement amusés qu'ils vont rester encore un peu de temps.



Et dire qu'il y en a qui payent pour le camping !

samedi 30 janvier 2010

Si les garçons ne sont pas nés dans les choux, pourquoi tu sens comme ça ? (2ème édition)

Bonjour et bienvenue dans notre rubrique à publication (bien évidemment) arbitraire, "Si les garçons ne sont pas nés dans les choux, pourquoi tu sens comme ça ?", la rubrique qui prend les enfants de haut en disant des vérités qui blessent.

Aujourd'hui, la petite Suzette est venue nous dire bonjour. Suzette, si tes parents te disputent, tu crois que c'est ta faute ?



Succès ! À bientôt pour une nouvelle édition !

mercredi 27 janvier 2010

S'accorder les faveurs d'une foule sans les mains.

Énarques en devenir qui allez boire mes paroles puis vous dire à la fin du cours "Je peux mourir tranquille", Estimés collègues, vous qui, par votre médiocrité, permettez à mon égo de se sentir à son aise, Grouillots de base qui passez là par hasard et qui ne reverrons plus le soleil se lever,

(appréciez le style contre-pyramidal des saluts, c'est capital pour un discours bien construit, et Edmond ne pourra pas dire le contraire sinon il est viré)

Bien, je viens vous parler - et c'est déjà un cours de style en soi, notez-le bien - des techniques permettant de s'accorder les faveurs d'une foule. Car oui, pour accéder au pouvoir, il faut parfois savoir séduire la fange disgracieuse qui souille nos rues. Oui, aussi improbable que cela puisse paraître, vos idées neuves et originales, couplées au génie que vous aurez acheté à l'ENA, ne suffiront pas à vous faire apprécier par l'équipe gouvernementale en place. Ils ne vous accueilleront pas à bras ouverts et ne vous céderont pas toutes leurs prérogatives. La raison est incompréhensible, ils savent qu'ils se feront charcuté en parallélépipède rectangle dès votre accession au trône, comme si ils n'avaient pas conscience de leur médiocrité, allez comprendre pourquoi ?

Jeune, lorsque je commençais un peu dans le métier, je gazais les populations rassemblées sur le parvis où se tenait mon discours. En l'an 3 av. BB, j'avais ainsi gazé une population d'effarouchés fourbus et fort bien fourchus. Le fait est qu'un mauvais dosage les avait fait tellement pleurer qu'ils sont morts déshydratés. Fâcheux incident. Comme ce jour de tempête où, de dépit, j'ai dû exécuter les 12 540 personnes rassemblées parce que les gaz s'éparpillaient. Non, c'est finalement une technique assez maladroite que je ne vous conseille pas.

Il faut laissez moins de place au hasard. Une bonne vieille menace de sous les fagots aura donc toujours un bon effet pour séduire n'importe quelle populace. Voici un exemple de courrier type, prenez vos crayons, c'est une dictée. Une faute, une pendaison, deux fautes, deux pendaisons et ainsi de suite.

"Cher habitant de Tokyo-3, Toi qui refoule sévèrement et qui est déjà à moitié mort de l'intérieur. Sache que ta vie va changer dans quelques jours. En effet, le brillant, l'illustre, l'indéboulonnable (3 morts) Bill Boquet va venir discourir sur la place centrale. Tu es, ainsi que toute ta famille, cordialement invité. Si par malheur, ou pour des conditions de santé, tu étais amené à ne pas venir, nous prendrons soin dans la soirée de venir cramer ton taudis insalubre avec toute ta famille à l'intérieur et ta fille aînée crucifiée sur la porte d'entrée.
Nous comptons donc sur votre amicale venue.
En tout bien tout honneur, cordialement et avec un tas de salutations sympathiques,

L'équipe de communication de Son Éminence Sérénissime Bill Boquet."

Voilà. C'est une technique pure et sans concession qui fonctionne à chaque fois. De rien.

Comment s'accaparer le pouvoir en gagnant la confiance du dirigeant en place ? Retranscription fidèle du cours du professeur Sippi


Salutations, décadents petits survivants.
Vous pouvez me répondre, vous êtes parmi les finalistes après tout.

*Quelques élèves naïfs s'hasardent à murmurer un semblant de "bonjour". Une odeur de viande grillée se répand peu après dans la salle.*

Je ne m'en lasserai ja-mais.


Comment s'accaparer le pouvoir en gagnant la confiance du dirigeant en place ?
Pour ensuite l'évincer et le faire pendre par les bijoux de famille en place publique



Il se peut, par le plus grand des hasards - qui n'arrivera jamais car vous êtes des élèves de l'E.N.A - , que lors de votre arrivée dans une nouvelle et nantie contrée - après s'être bien entendu enfui avec la caisse de la précédente - , le monarque en place qui, honte à lui, est bon, généreux et aimé de son peuple, soit extrêmement difficile à éliminer par simple coup de verve dans la face. En effet, il faut être un rien plus manipulateur.

Une des meilleures occasions qui peuvent se présenter à vous, c'est lorsque que ce dirigeant se met en recherche d'un bras droit. En effet, le vieux monarque croule sous les devoirs administratifs, il a besoin d'une aide mais son ancien adjoint vient subitement de quitter le pays.
Disparition qui, étonnement, coïncide exactement avec la date votre arrivée

Voici donc quelques petits conseils garantissant une réussite écrasante.


Partir du bas de l'échelle

On ne vous fera jamais confiance si vous débarquez du jour au lendemain en réclamant le poste aussi dignement qu'un vil chacal sortant de l'ombre pour quémander le reste de la carcasse. De toute manière, le gouvernement essayera toujours de recruter en premier en interne. Il n'engagera jamais le premier vénal venu.
Usez dès lors de tous vos charmes et de votre mauvaise foi pour gravir les échelons. Fausse déclarations, pots-de-vin, chantages, coups montés, assassinats… Tout est bon pour se glorifier et se rapprocher à grands pas du trône encore chaud de la sieste du Sire.


Falsifier son C.V. et celui de ses concurrents

Une nouvelle fois, montrez vos multiples talents, même fictifs. Prétendez avoir une formation ou une expérience que vous n'avez pas. Embarquez-les dans vos récits d'aventures toutes aussi rocambolesques que faux. Racontez-leur que vous savez faire du surf, de la guitare et de la pâtisserie.
Et même que parfois, quand vous êtes en forme, vous faites les trois en même temps.



Ne négligez pas non plus les concurrents. Il est toujours intéressant de rajouter dans les commentaires de fond de page la motivation "Veut être numéro deux pour devenir numéro un" qui fera un effet bombe chez les recruteurs et vous permettra de vous débarrasser de vos adversaires sans aucun effort.


Ainsi, si tout se passe bien et que vous avez pris soin de faire en sorte que les adjoints intérimaires disparaissent malencontreusement, il ne devrait rester plus que vous comme solution. Ils viendront donc vous supplier de prendre le poste, que vous accepterez humblement, leur disant que vous avez dû faire face à un dilemme mais que, généreux et magnanime comme vous l'êtes, vous avez pitié des miséreux dans leur genre.

Maintenant que vous êtes au plus proche de la place convoitée, à tel point que vous ne pouvez vous empêcher de vous enfermer dans les toilettes pour pousser des cris d'excitation en vous touchant furieusement, vous avez toutes les cartes en main.

Au possible, faites copain-copain. N'acceptez pas tout ses caprices. Faites-lui comprendre que sans vous, il n'est rien et que d'ailleurs, il ferait bien de prendre sa retraite car vous commencez à vous impatienter. En clair, caressez-le dans le sens du poil.
Ceci est figuratif
J'en vois déjà qui trépignent d'impatience

Au pire, s'il s'obstine à vouloir garder son titre, liquidez-le. Et servez-vous de la propagande pour accuser une minorité ethnique totalement innocente et pacifiste.
Les Seeliens, tiens

mardi 26 janvier 2010

Édition Spéciale ! L'ENA s'approprie la légitimité du chef de gouvernement !

Horace-Firmin

En cette journée du 26 janvier 2010, la vieille et rabougrie Merowna, s'étant enfin rendu compte des lacunes et carences de son éducation, et ne sachant ni comment régner sur une population qui la hait, ni comment faire en sorte que cette haine se transforme en amour inconditionnel, a laissé sa place à un brillant membre de la communauté de l'ENA, Alexei, qui nous fait l'honneur de répondre à nos questions. Bonjour, Alexei.

Alexei T.

Bonsoir. Tout d'abord, une petite précision, je ne suis pas membre de l'...

Horace-Firmin

Que pensez vous que votre expérience à l'ENA va vous apporter en tant que leader du plus grand Empire du Cybermonde ? Quels notions retenez vous de votre passage ? Quels cours vous seront le plus utile ?

Alexei T.

Eh bien comme je viens de le dire, je n'ai jamais...

Horace-Firmin

Mais si, c'est tout comme. Vous êtes Mystisien, l'ENA est implantée en Mystisie depuis... pfiou, une éternité en somme. Donc, à un moment ou à un autre, vous êtes bien passés par l'ENA, c'est donc à cette grande université que vous devez votre gloire, votre réussite politique, mais aussi la place d'Empereur que vous tenez aujourd'hui. Nous espérons que vous n'oublierez pas cela au moment de choisir votre succession.

Alexei T.

Ma position actuelle, je la dois surtout à mes parents, à Mero...

Horace-Firmin

Ah, vos parents, parlons en. Comment ont-ils réagit quand vous leur avez annoncé que vous partiez prendre des cours à l'ENA ? Vous devez venir d'une famille riche, ils ont donc du accepter facilement votre décision, voire vous y avoir poussé, non ? Ou bien aviez vous tant de talent que vos parents ont accepté de faire joueur leur assurance vie pour pouvoir vous envoyer étudier ?

Alexei T.

Mes parents étaient riches, mais...

Horace-Firmin

Ah, bon, ouf. J'ai failli faire un rapport. Vous devez savoir que l'ENA a un système d'alumni très développé et un réseau international d'anciens élèves puissants et riches. Comment comptez vous participer à ce réseau et faire profiter les autres membres de votre nouvelle position ? Vous n'allez tout de même pas nommer au gouvernement des non-diplomés de l'ENA, quand même ?

Alexei T.

Je sais pas encore qui je vais nommer au gouvernement, mais...

Horace-Firmin

Ah, je comprend : le ministère de l'Economie est bien sur attribuable à Drego ou bien à Inori, et les départager est difficile. Bonne chance pour ça. Comment comptez vous mettre en application tout ce que vous avez appris pendant votre scolarité à l'ENA ? Quel est votre programme Autocratique et Népotique ? Quel peuple allez vous décimer en premier ?

Alexei T.

Les kangourous roses.



Ouf ! Merci, maman, de m'avoir fait magenta.

Si les garçons ne sont pas nés dans les choux, pourquoi tu sens comme ça ?

Bonjour et bienvenue dans notre nouvelle rubrique à publication (bien évidemment) arbitraire, "Si les garçons ne sont pas nés dans les choux, pourquoi tu sens comme ça ?", la nouvelle rubrique qui prend les enfants de haut en disant des vérités qui blessent.

Aujourd'hui, nous accueillons le petit Timothée, de Melun-Centre. Timothée, pourquoi es tu si petit ?


Succès ! À la prochaine, pour une nouvelle édition.